29 novembre 2009
Capitalism: A Love Story.
Je viens de rentrer d'une plutôt bonne séance ciné...
Je commence par une petite critique: je trouve que Michael Moore tombe de plus en plus dans l'émotionnel et du coup, ses films deviennent plus fouillis que les premiers... Mais Capitalism: A Love Story reste un film intéressant, qui permet de comprendre un peu mieux ce qu'est le capitalisme une fois appliqué sur le terrain, ses coulisses, ses dérives, d'où est venue la crise économique, ce qui est en train d'être fait pour en sortir...
J'ai appris pas mal de chose, pour être honnête.
Je savais déjà que le soucis majeur aux USA était que les gens avait acheté des logements grâce à des prêts à taux variables. Et que les banques se sont bien amusé à faire monter ces taux, jusqu'à ce que les gens ne puissent plus rembourser. Résultat? Ils sont expulsés (1 expulsion toutes les 7,5 secondes, tout de même!).
Ce que je ne savais pas, par contre, c'est que des gens qui étaient propriétaires de leur terrain et de leur maison se sont vu proposer des prêts à taux variables, avec leur bien comme garantie. En gros, taux variables, taux qui montent... c'est la même chanson: ils ne peuvent plus rembourser et se retrouvent expulsés de...chez eux!! la folie, quoi!
Bon, le film ne se résume pas à ça, et si vous vous questionnez à propos du système économique actuel (aux USA mais aussi "mondial" puisqu'il n'y a plus d'économie nationale indépendante de celle du reste du monde), du système économique plus juste vers lequel on pourrait aller, je vous le conseille vivement!
En plus (malheureusement, j'ai envie de dire), il y a des passages où Moore résume l'histoire économique américaine et on a le sentiment désagréable qu'il est en train de parler de la France et de ses évolutions d'aujourd'hui...
Un film SOS pour les USA, mais aussi un film mise en garde, pour les autres pays!

Commentaires
surtout avec un président tellement fan des états unis, nous y allons tout droit vers leurs inégalités, leur régime de sécu inexistant et le notre que l'on démollit petit à petit, des retraites de misère (on y arrive aussi), des mutuelles qui se transforment en sociétés d'assurance (on attend le moment où quelqu'un va partir avec la caisse comme cela arrive là-bas!)...Bon, je m'arrête parce que y en aurait pour des heures!
Réponses
@ MissOChoco: effectivement, on ne sort pas de la salle le coeur léger... mais bon, y'a quand même un brin d'espoir
@ Faustine: à chaque fois qu'on va au ciné, qu'on doit se taper des boulets autour de nous, on se dit qu'il faudrait qu'on passe au DVD mais on n'arrive pas à décrocher! :p
@ arwen: ben voilà, c'est tout à fait ça! on a l'impression que le film pourrait parler des changements vers lesquels la France s'avance... les mêmes qui coutent si cher aux américains aujourd'hui!
@ Lolotte: tout à fait d'accord avec toi. Mais Sicko gardait encore un peu de rigueur, une ligne directrice... là, parfois Moore simplifie trop, tombe dans l'émotionnel et du coup, ben ça perd en puissance!Réponses
@ Eudoxie: ben quand je vois ses films-docu, ça me permet de ne pas m'insurger à chaque instant. c'est reposant, quoi! :p
@ mamzellescarlett: voilà, c'est ça. Enfin, même avant Fahrenheit, je trouve qu'il faisait de bonnes choses. "Roger and Me" était vraiment pas mal, dans le genre. Mais bon, c'était plus "local", comme combat... maintenant, effectivement, j'ai l'impression que Moore est assez grossier ("grossier" comme "pas fin") dans ses analyses et ça m'embête parce qu'au fond, il n'est pas bête. mais ça donne moins envie de se laisser convaincre (enfin, quand on est déjà convaincu à la base... :p)







J'ai vu l'affiche dans le métro, j'avais bien envie de le voir, mais j'entends déjà assez parler de ce problème, pour aller payer pour être encore plus déprimée ^^!!!!